Le pauvre hère du R.E.R
(P.Berger/F.Weill,F.Mercier,T.Leray)

 

 

J’prends l’train d’ma vie pour aller la gagner

Tous les matins, étouffé dans la masse

Cerné de morues déguisées en grognasses

Que des femmes banales sans grâce et sans attraits

Le R.E.R c’est ma croix, ma bannière

Elles sont difformes ou alors en uniforme

Y’a que des fouines enfouies dans des magazines

Ou des têtes à claques dans Mary Higgins-Clark

 

Refrain:

 

Mais quand la rame entre dans la station

Je les vois plantées sur le quai, en un bouquet sublime

Un défilé de mannequins en vitrine

 

Mais c’est jamais dans mon wagon

Que montent les canons

 

 

 

Parfois j’en croise en montant dans le train

Mais elles descendent la lippe pleine de dédain

Et quand j suis d’dans y’a plus que des boudins

Ou des vigiles accrochés à leurs chiens.

Elles jettent un oeil, inspectent par la portière

Oui mais toujours elles font marche arrière

Sous ma banquette pas de bombe sexuelle

Que des cageots pas de colis suspect.

 

Ref

 

J’demande pas lune, un tout p’tit peu d’bonheur

Pouvoir voyager cinq minutes un quart d’heure

Dans un wagon rempli de femmes fatales

Mais dès qu’elles me voient aussitôt elles détalent

 

 

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